LE SUJET


Précarité, souffrance psychique, exclusion, chômage de longue durée… Dans le contexte actuel, les travailleurs sociaux sont confrontés à de nouvelles problématiques et à de nouveaux besoins. Alors qu’ils apportaient en grande partie une aide sociale éducative et administrative dans les années 70, ils doivent répondre aujourd’hui à des détresses beaucoup plus profondes et ajouter à leurs compétences celles utilisées habituellement par les psychologues, les coachs… et surtout développer une relation spécifique avec la personne à aider : la relation d’aide.

Afin de mieux comprendre pourquoi le travail social devient de plus en plus « relationnel », il conviendra de discuter des phénomènes sociaux et historiques qui ont engendré cette situation. Comment l’idéal des années 70, reposant sur l’espoir d’une insertion et d’un progrès social pour tous, s’est-il transformé en un objectif plus modeste, mais plus difficile à atteindre : soulager ici et maintenant la souffrance « sociale » et « psychique » ? L’aide proposée par les travailleurs sociaux visait, avant la « fracture sociale », à l’éducation ou à la rééducation : devient-t-elle un soin ? Quels sont les objectifs de cet accompagnement : insertion, intégration ?

Dans ce contexte, il s’agit bien souvent de rétablir le lien social par le biais de la relation d’aide. Mais qu’est-ce qu’une relation d’aide ? Entre qualités et compétences du travailleur social, sur quoi repose la relation de confiance qui s’établit entre aidant et aidé ? Etablir une telle relation nécessite une implication personnelle importante, faut-il craindre un rapport de dépendance ? Paradoxalement, l’objectif du travailleur social est la disparition du travail social : ses bénéficiaires doivent devenir autonomes. Mais qu’entend-on par « autonomie » ?

Alors que de nouveaux outils semblent nécessaires pour répondre aux nouvelles réalités et détresses sociales, comment peut-on évaluer leur impact, leur pertinence, et selon quels critères ? Quelles politiques publiques pourront être menées ? Quel avenir se dessine pour les aidés et les aidants ?

L’association Mille et une Sciences et Audrey Gonin, réalisant un doctorat en psychologie sociale sur le thème de la relation d’aide, vous invitent à venir échanger sur ces questions d’actualité avec des intervenants de différents horizons, le lundi 2 Mai à 18 h 45 au Café de la Cloche.

 

LES INTERVENANTS

PAUL FUSTIER ,
psychologue et professeur émerite (université Lyon2)

BEATRICE SABY et OLIVIER GRAFFAN,
formateurs et conseillers en insertion (ALPES)

BERTRAND RAVON,
enseignant-chercheur en faculté d’anthropologie et de sociologie (université Lyon2).

CATHERINE AMBROISE RENDU,
Coach.

Le débat sera animé par Audrey Gonin , doctorante en psychologie sociale à l’université Lumière (Lyon2) et membre du Groupe d’Etude des Relations Asymétriques.


 

 

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