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LE
SUJET
Depuis
le début de l'épidémie 53 millions de personnes
ont déjà été infectées, par le virus
de l'immunodéficience humaine (VIH). Le SIDA en a déjà
tué 25 millions.
20 ans après la découverte de l'agent viral en cause,
on observe aujourd'hui une recrudescence du nombre de personnes contaminées
en France. Pourquoi ? Que savons-nous au juste du SIDA?
Rétrovirus, séropositivité, charge virale, immunodéficience,
Comment agit le virus dans notre corps ?
Quelle particularité possède-t-il pour qu'il soit si difficile
à éradiquer ? D'où vient-il ?
Nous essayerons lors de ce café d'expliciter les notions de virologie
nécessaires à la compréhension du fonctionnement
du VIH mais aussi de retracer historiquement l'état de l'épidémie
en France et dans le monde.
Quels sont les chiffres réels des populations touchées
? Quelle en est la répartition géographique ?
Et surtout où en est l'évolution de la maladie ?
L'état actuel des connaissances accumulées depuis 20 ans
a permis de développer de nouveaux soins de plus en plus performants.
Mais où en est la recherche actuelle ?
Les traitements actuels sont-ils réellement efficaces ? Quelles
en sont les contraintes et les effets secondaires ?
Quels seront les traitements de demain ?
Existe-t-il des vaccins contre le VIH ?
Quelle collaboration existe-t-il entre les laboratoires?
Même
si la recherche avance, les malades doivent vivre avec le virus en permanence.
Qu'en est-il de l'accès aux soins ? Comment l'aide médicale,
psychologique et sociale est-elle organisée ?
Quel bilan est à tirer des politiques de prévention mises
en uvre ? Comment les informations circulent-elles ?
Alors que les Etats -Unis viennent de débloquer 15 milliards
de dollars sur 5 ans au Sommet de Genève pour la lutte contre
le SIDA, quelles sont les avancées ou les limites de la coopération
internationale en matière de prévention ou d'accès
aux soins ?
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Débat préparé
par :
Nathaly MERMET ,
Marie-Françoise VILLARD,
Nathalie CHARUN et
Sandrine CARTEAU
Les questions du publics
- Qu'est-ce que la trithérapie
?
- Pourquoi le virus du SIDA est-il plus difficile à éradiquer
que les autres virus ?
- Lorsque l'on est contaminé peut-on être re-contaminé
et quelles en sont les conséquences ?
- Dans quelles mesures les actions associatives influent-elles sur les
avancées de la recherche ?
- De quelles manières une femme enceinte peut-elle contaminer son
enfant ? Est-ce systématique ?
- Pourquoi existe-t-il deux noms pour la maladie : être séropositif
et avoir le SIDA ?
- A partir de quel moment le malade séropositif devient atteint
du SIDA ?
- Si un malade atteint du SIDA et de la tuberculose transmet la tuberculose
à une autre personne, transmet-il aussi le virus du SIDA ?
- Comment explique-t-on le phénomène de résistance
particulier de certaines prostituées d'Afrique contre le virus
du SIDA ? Est-ce une piste pour la recherche future ?
- Pourrait-on développer la trithérapie par système
de patch ? Où en est la recherche sur la trithérapie ?
- Les enjeux économiques pour la découverte d'un vaccin
peuvent -ils ralentir les recherches ?
- Comment réagit le médecin lorsqu'il connaît la séropositivité
d'une personne au sein d'un couple ? Doit-il le dire au conjoint ?
- Quels sont les actions et la politique au sujet d'un dépistage
massif et systématique de la population ?
- Pourquoi le test prénuptial de la syphilis n'est-il pas proposé
?
- Pourquoi la trithérapie semble faire oublier les risques de cette
maladie ?
- On parle beaucoup de l'épidémie autour du groupe Homosexuel,
qu'en est-il pour les hétérosexuels ?
- Quel est la réaction face au SIDA des personnes de 50 ans de
"bonne famille" ?
- Les problèmes de discrimination envers les malades du SIDA sont-ils
toujours d'actualité ?
- Que se passe-t-il dans les pays en voie de développement ?
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POUR
EN SAVOIR PLUS...
LECTURES
Charles Kaiser ,"The Gay metropolis",
édition Houghton Mifflin Company
Rapport du Haut conseil de la coopération internationale 25 juin
2002, Science, 29 novembre 2002.
Les Virus dits émergents / dossier coord. par Jean-Michel
Pawlotsky. Paris : Elsevier, 1998. (Le Cahier Scientifique) Suppl. du
n° 200-201 de : "Option/Bio"
Cornuet Pierre, chercheur à l'INRA et à l'INSERM, "
Un Chercheur contre le sida", Syros, Paris, 1994. 166 p.Glossaire
.
Montagnier Luc, " Des virus et des hommes", Paris, O.Jacob,
1994. 300 p.
Découvreur du VIH, le virus du sida, spécialiste des rétrovirus,
Luc Montagnier raconte ici son parcours, en particulier les recherches
qui ont conduit à cette découverte et ses démêlés
avec l'américain Robert Gallo.
Droit et Sida:
AIDES. Librairie générale de droit et de Jurisprudence,
1992.
Pour les plus jeunes:
Marchand Pierre, "Le Sida : connaître, comprendre, agir",
Gallimard, 1994. ( Passion de la vie ).Ouvrage illustré et complet,
suivi d'un cahier pratique regroupant les adresses utiles, un lexique
une bibliographie et une filmographie.
Honoré Christophe,
"Tous contre Léo", Ecole des loisirs, 1996. (Neuf).
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WEB
http://www.pasteur.fr/infosci/biblio/bibliogr/virologie.html
http://www.crdp.ac-grenoble.fr/doc/litt_jeun/biblio/sida.htm
http://www.bpi.fr/8/sida-3.html
http://www.sidaweb.com
http://www.crips.ass.fr/webrhone/publications.htm
HISTORIQUE
"De la découverte du virus
à nos jours en bref"
par Sandrine CARTEAU
1970 -1980 : Les professeurs R. Gallo (NIH)
et Luc Montagnier (institut Pasteur) recherchent parallèlement
(et vainement) des virus (et plus particulièrement des rétrovirus)
responsables de cancers chez l'homme.
1981 : Le bulletin hebdomadaire de l'agence
épidémiologique fédérale (Center for Disease
Control, Atlanta) donne la description de cinq cas récents et graves
de pneumocystose pulmonaire liée à une immunodéficience
inexpliquée chez de jeunes homosexuels hospitalisés à
Los Angeles. La presse américaine annonce 41 cas de sarcome de
Kaposi (cancer réputé très rare) dans la population
gay de New York et San Francisco. R. Gallo évoque la possibilité
d'une maladie infectieuse provoquée par un rétrovirus.
Médecins et chercheurs se mettent en quête de l'agent causal
de la " maladie gay " . En parallèle, nombre d'associations
se créent pour aider les malades.
1982 : La " maladie gay " alors
symbole de terreur et de mystère est appelée SIDA (Syndrome
d'immunodéficience acquise). En France, 17 cas sont signalés
et les immunologistes et cliniciens J. Leibovitch et W. Rozenbaum proposent
de tester l'hypothèse de Gallo en s'associant avec le laboratoire
du professeur L. Montagnier.
1983 : Les premiers résultats sont
obtenus en janvier à partir d'une biopsie effectuée sur
un des patients du Dr Rozenbaum. La découverte d'un nouveau virus
appelé maintenant VIH (virus de l'immunodéficience humaine)
sera étayée par l'équipe américaine du professeur
Gallo.
1984 : Les CDC recommandent l'utilisation
de produits sanguins chauffés pour les hémophiles aux Etats-Unis.
1985 : - Clonage
et séquençage du VIH-1.
- Pour le traitement des personnes atteintes d'hémophilie Seuls
les produits sanguins préalablement chauffés en vue d'une
inactivation virale seront désormais pris en charge par l'assurance
maladie
-
1986 : Identification du VIH-2 (virus du SIDA d'origine africaine).
1987 : - Test de dépistage du virus
disponible sur le marché.
- 1ère molécule anti-VIH sur le marché français
: l'AZT.
- 1ère campagne nationale de prévention.
-
1992 : Autorisation de mise sur le marché français
de la ddl, antirétroviral substitut de l'AZT
1994 : Autorisation de mise sur le marché
français du ddC.
1996 : 2 nouvelles générations
de molécules sur le marché (antiprotéases : indinavir,
saquinavir et ritonavir, anti-RT : d4T et 3TC, ) permettant de combiner
3 médicaments pour un traitement plus efficace appelé la
trithérapie.
1998 : Autorisation de mise sur le marché
français de l'antiprotéase nelfinavir
Juin 2003 : Nouvelle génération
de molécules anti-VIH disponible sur le marché français.
Et quelques chiffres
20 milliards $ sont dépensés chaque année dans la
recherche, la prévention et les soins aux malades dans le monde,
dont 10 % concernent les pays en voie de développement. En 2001,
28,1 millions de personnes étaient infectées par le VIH
en Afrique subsaharienne dont 55% de femmes du fait d'une transmission
essentiellement hétérosexuelle. La prévalence des
personnes vivant avec le VIH atteint ou dépasse 10% de la population
dans les pays d'Afrique anglophone, en Côte d'Ivoire, au Burkina
Faso, en République centrafricaine ou au Congo-Brazzaville.
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