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LE
SUJET
La catastrophe industrielle de Toulouse peut-elle se produire ailleurs?
Depuis l'accident majeur qui a touché la
ville rose fin septembre, la question taraude l'esprit des populations
jouxtant des sites à risques. Le débat rebondit aujourd'hui
en Rhône-Alpes, première région de production chimique
française. La polémique résonne aussi particulièrement
dans l'agglomération lyonnaise. Avec plus d'une vingtaine de
sites à risques à quelques encablures de la capitale des
Gaules, la catastrophes a réveillé de vieux démons.
On se souvient encore ici des catastrophes de Feyzin, en 1966, et du
port Edouard-Herriot, en 1987. Dans quelle mesure faut-il s'inquiéter
de la présence de ces usines, devenues encombrantes pour certains
?
Parmi les produits les plus dangereux stockés
dans les usines, l'acroléine est utilisée en grande quantité
à l'élaboration des plastiques; le phosgène entre
dans la production des molécules phytosanitaires. La liste des
substance dangereuses ne s'arrête pas là ! On pourrait
ajouter à cet inventaire un élément qui nous semble
plus familier, puisqu'on utilise régulièrement un dérivé
aussi commun que l'eau de Javel. Le chlore est un gaz lourd extrêmement
destructeur. L'ammoniaque, moins toxique mais irritant est susceptible
de provoquer la mort par asphyxie
.
Tout le monde est d'accord : le risque zéro n'existe pas. Et
même si grâce à la surveillance électronique
"les usines de Lyon sont les mieux protégées de toute
l'Europe contre l'éventualité d'une catastrophe majeur"
assure Jean-Claude Charpentier, directeur de l'Ecole supérieure
de physique et de chimie de Lyon, le risque n'en demeure pas moins inquiétant.
Sommes-nous informés de la présence
et de la répartition des produits dangereux ? Quel type de signalisation
est utilisée pour la prévention ? En quoi consistent les
études de dangers ? De quelle manière sont déterminés
les rayons de plans de secours ?
Quel est le risque ? Comment l'évaluer, le mesurer ? Dans quelle
mesure pouvons-nous l'accepter ?
La solution est-elle de déménager les usines à
la campagne ? Vers quoi faut-il s'orienter ?
C'est pour en débattre avec le public que 1001 sciences a réuni
des chercheurs travaillant dans ce domaine, à l'occasion d'un
café scientifique décidément primordial!
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LES
INTERVENANTS
Françoise Abiven :
Déléguée régionale de l'INERIS (Institut National
de l'Environnement Industriel et des Risques) - Lyon
Gérard Berne :
Ingénieur de l'Industrie et des Mines à la DRIRE (Direction
Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement)
Rhône-Alpes, secrétaire général du SPIRAL (Secrétariat
Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles et des
Risques dans l'Agglomération Lyonnaise) - Lyon
Philippe Blancher :
Chercheur consultant à Economie Humanisme - Lyon
Marcel Ricord :
Retraité responsable "hygiène et environnement"
chez Roussel - UCLAF, chargé de mission pour la Maison de la Chimie
Rhône-Alpes, représentant "risques industriels"
au sein du SPIRAL à Lyon.

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