" La moitié de la
paysannerie mondiale n'est pas solvable pour les grands laboratoires
" titrait un des articles paru dans Le Monde du 16 octobre 2000.
Cette déclaration de Marcel Mazoyer, professeur à l'Institut
National Agronomique Paris-Grigon, pourrait servir de question de base
pour ce café "sciences et citoyens" de Lyon. Le sujet
de "l'agriculture de demain" a retenu l'attention des membres
de l'association Mille et une Sciences qui l'ont proposé au public
avec des intervenants invités.
L'agriculture ...
Cette activité vitale non seulement pour les producteurs mais
aussi pour l'ensemble de la planète, est pourtant celle qui souffre
de la plus flagrante des irrégularités à l'heure
actuelle : pourrons-nous éviter le double profil d'une agriculture
intensive et polluante dans les pays développés d'un côté
et d'une agriculture incapable d'enrayer les famines à cause
de ses moyens restreints dans les pays les plus pauvres de l'autre ?
Deux axes ont été proposés au public :
- quels constats récents sur les phénomènes
de pollution liés à l'agriculture sont observés
en France ? quels moyens sont utilisés pour mesurer l'ampleur
du problème et à quelles solutions pense-t-on ? peut-on
prévoir ce que nos choix actuels vont produire dans quelques
années ?
- avec le phénomène grandissant
de la mondialisation, une production agricole locale dépend de
plus en plus du contexte économique et géopolitique de
la planète. A quel point, selon les pays, cela influe-t-il sur
les choix des exploitants agricoles ? Vers quel profil agricole mondial
se dirige-t-on ? Quel semble être l'avenir des pays les plus en
difficulté ?